Les postdoctorantes et postdoctorants de l’Université Dalhousie rejettent l’offre finale et donnent un mandat de grève

HALIFAX – La section locale 86001 de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui regroupe les postdoctorantes et postdoctorants de l’Université Dalhousie, a rejeté l’offre finale et voté en faveur d’une grève si aucune proposition d’augmentations salariales convenables n’est présentée. Actuellement, ces postdoctorantes et postdoctorants touchent un salaire de base de 38 500 $ par année, ce qui revient à un famélique 18,51 $ l’heure.

« Notre travail est sous-évalué, et le mandat de grève que nous ont donné nos membres illustre clairement leur ras-le-bol de ce traitement défavorable par rapport au reste du personnel de l’Université, affirme Robyn Wright, présidente de la section locale 86001. Nous avons bon espoir qu’avec ce mandat clair, l’employeur reviendra à la table prête à négocier des salaires décents pour ces personnes qui consacrent des années de leur vie et le fruit de leurs travaux de recherche à cette université. »

Dans les deux années ayant suivi l’expiration de la convention collective des postdoctorantes et postdoctorants, l’Université Dalhousie n’a jamais proposé de salaires pouvant concurrencer ceux d’autres établissements canadiens. Et elle offre de meilleurs salaires et avantages sociaux au reste de son personnel. En effet, tandis qu’une partie du personnel obtient une indexation annuelle au coût de la vie de 8,2 % sur trois ans, plus des rajustements au marché, l’administration n’offre qu’un maigre 2,5 % sur quatre ans aux postdoctorantes et postdoctorants, et ce, en pleine période inflationniste.

« Ces personnes sont l’épine dorsale du milieu de la recherche universitaire à Halifax. Elles sont intelligentes et ont fait de longues études pour obtenir un doctorat dans leur domaine. Leurs travaux sont importants pour elles, que ce soit la recherche sur la COVID-19 pour aider la population durant la pandémie ou la recherche environnementale, cruciale à l’échelle planétaire si l’on veut faire face à l’urgence climatique », explique Chris Di Liberatore, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Atlantique. « Les postdoctorantes et postdoctorants de Dalhousie méritent un salaire décent si on veut les retenir en Atlantique. »

L’AFPC contactera immédiatement l’administration de l’Université pour l’informer qu’à défaut de se présenter à la table de négociation avec une offre salariale convenable, elle s’expose à une éventuelle grève.